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ACTE 4 FONDU EN OUVERTURE INT. ENFER. JOUR Lucifer fait les cent pas, marchant de long en large dans sa salle du trône. Les portes s’ouvrent alors et deux démons escortent Xena à l’intérieur. Elle regarde ses gardes avec un sourire démoniaque avant de pousser un grognement. Ils reculent aussitôt d’un pas. Lucifer se précipite sur Xena, et elle se redresse pour le rencontrer. Il s’arrête juste avant de l’attraper par le bras. LUCIFER XENA C’était pour t’aider. LUCIFER Comment crois-tu pouvoir m’aider ? XENA LUCIFER XENA Tu sais, ça n’a jamais été ton fort de jouer les innocents, alors ce n’est pas la peine d’essayer. Brakus a tout craché. Alors pourquoi cette campagne contre eux ? LUCIFER Je ne crois pas que ça te concerne. XENA Oh si, ça me concerne, parce que, tu vois, tu as un gros problème dans cette campagne. LUCIFER Ta petite copine blonde ? XENA C’est le problème, oui. LUCIFER Mes forces seront victorieuses. XENA Oh que non. Les mortels que tu a envoyés là-bas ne pourraient pas la battre, même à vingt contre un. (une pause, fièrement) Je le sais, parce que je lui ai LUCIFER Une seule femme mortelle, même bien entraînée par la… (mime des guillemets avec les doigts) …"grande Xena" XENA J’ai des nouvelles pour toi, Luci : c’est exactement ce qu’elle est en train de faire.
Xena passe le bras autour de son cou et le tourne vers la table. Elle lui tapote la poitrine en le guidant. XENA LUCIFER XENA LUCIFER XENA LUCIFER XENA LUCIFER XENA LUCIFER XENA LUCIFER XENA LUCIFER XENA LUCIFER XENA LUCIFER
Les gardes obéissent et Xena sort avec eux, avec sur les lèvres un petit sourire secret que Lucifer ne peut pas voir. Après le départ de Xena, Lucifer se retourne vers le portail et fronce les sourcil en voyant Gabrielle remonter le moral des troupes, même chez les désespérés à deux doigts de la mort. Ses griffes se mettent à taper bruyamment et répétitivement sur la table tandis que la rage monte en lui. LUCIFER ENCHAINE SUR : EXT. CAPITALE. JOUR Gabrielle, Zénobie et Yavin sont de nouveau sur le mur. Les fortifications sont de nouveau en place, bien qu’il ait fallu toute la nuit et une bonne partie de la matinée pour terminer cette tâche, et qu’elles sont loin d’être aussi solides qu’avant. Les ouvriers, pour la plupart des soldats égyptiens, sont fatigués mais résolus, et attendent les ordres de Gabrielle. Elle leur sourit, et ils hochent la tête pour lui répondre, et se redressent, fiers de l’attention qu’elle leur porte.
YAVIN (regardant vers l’extérieur) Grand Ra, protége-nous. Gabrielle se tourne rapidement au ton d’admiration, mêlée de peur dans la voix de Yavin. Elle écarquille les yeux en voyant une longue rangée de soldats ennemis debout sur la crête d’une dune. Ils sont impeccablement habillés, en armures noires, boucliers et casques de la même couleur. Leurs armures sont si sombres qu’elles semblent absorber la lumière du soleil et projeter sur la dune un sinistre linceul. ZENOBIE Les renforts ont dû arriver pendant la nuit. (une pause) Douce Isis, comment allons-nous nous défendre contre ça ? Entendant les traces de panique dans la voix de la reine, Gabrielle tend la main et la pose sur le poignet de Zénobie.GABRIELLE Je sais que la situation semble désespérée, mais n’abandonne pas espoir. Ce ne sont que des hommes, et nous pouvons les vaincre. (plus doucement, comme si elle se parlait à elle-même) Il doit y avoir un moyen. (à Yavin) Descendons ; je crois avoir vu quelque chose dans les caisses qu’on a récupérées qui pourrait nous être utile. Yavin hoche la tête, puis ils se retournent tous les deux pour descendre des remparts. Mais ils s’immobilisent devant la vue qui s’offre à eux. Là où se trouvait avant un groupe de soldats fatigués mais déterminés, se tient à présent un grand groupe d’hommes, de femmes et d’adolescents, qui la regardent tous avec une expression résolue. Elle voit bientôt d’autres personnes rejoindre le groupe, sortant de leurs cachettes sous la cité. Aux yeux de n’importe qui d’autre, ils ont l’air sales et émaciés, mais leurs yeux brillent d’une lueur fière et féroce. Certains portent des bandages ensanglantés sur leurs blessures. D’autres s’appuient sur l’épaule de leur ami ou de leur frère. Ils sont armés pour la plupart, certains de lance-pierres ou de fourches, et d’autres d’arcs et de lances de fortune, ou encore de vieilles épées rouillées et à moitié brisées. GABRIELLE (murmure) Par tous les dieux. HOMME Nous savons ce que tu fais pour nous et pour notre cité, grande guerrière. Nous te demandons l’honneur de nous tenir à tes côtés et de nous battre pour ce qui nous appartient. Gabrielle et Yavin échangent un coup d’œil. Yavin sourit, puis hoche la tête. Gabrielle se mord la lèvre, puis se tourne vers la foule qui grandit, leur souriant du mieux qu’elle le peut. GABRIELLE C’est à moi que vous faites honneur. Je ne… (une pause, puis sincèrement :) Merci. LA FOULE (encourageant bruyamment) Gabrielle ! Gabrielle ! Gabrielle ! ENCHAINE SUR : INT. CACHETTE SOUTERRAINE. JOUR Gabrielle et Yavin sont accroupis au milieu de plusieurs grandes caisses en bois qui ont été ouvertes. Gabrielle fouille dans l’une d’elle, puis en sort une grosse jarre, lourde et couverte de graisse. Elle la tient entre ses mains avec précaution, et la regarde, indécise. GABRIELLE YAVIN (réfléchissant) Chez les soldats, je dirais une cinquantaine. Et peut-être cinquante de plus chez les civils. Gabrielle hoche la tête, puis retombe dans le silence. Yavin la regarde de près, avant de se décider à parler. YAVIN Tu as un plan ? GABRIELLE (hésite, puis hoche la tête) Le début d’un plan, en tout cas. YAVIN Et ça a à voir avec… ce que tu tiens dans les mains ? GABRIELLE Du feu grec. Tu peux y plonger la pointe des flèches et les allumer. Ça colle, et ça brûle. On ne peut pas l’éteindre avec de l’eau. YAVIN Mais c’est merveilleux ! (une pause) Non ? GABRIELLE J’ai vu ce que le feu grec peut faire aux gens qui se trouvent sur son passage. Et je ne suis pas sûre de vouloir m’en servir. (hoche la tête) Même contre un ennemi. YAVIN Nos archers sont parmi les meilleurs du royaume. Même les civils. Peut-être que si on le donnait aux meilleurs, et qu’on leur dise de viser les boucliers ennemis ? Peut-être qu’on pourrait les forcer à se replier. (une pause) Les autres archers pourraient tirer avec des flèches normales lorsque les soldats ennemis lâchent leurs boucliers enflammés. GABRIELLE Ça pourrait marcher. (une pause) OK, on va le rapporter là-haut. On a une bataille à gagner. ENCHAINE SUR : EXT. CAPITALE. SOIR. Gabrielle observe, assez contente, les derniers préparatifs de la bataille à venir. Elle s’arrête un moment pour prendre un peu d’eau dans un seau, tout en regardant par-dessus le mur, vers les troupes ennemies qui attendent. Yavin se tient à ses côtés. YAVIN GABRIELLE Parce qu’ils le peuvent. Ils savent que nos ressources sont limitées. Ils essaient de nous user. YAVIN une jolie surprise. GABRIELLE Je l’espère. C’est un élément dont on a bien besoin en ce moment. YAVIN GABRIELLE (doucement) Oui. (à Yavin, avec sincérité) Yavin, je tiens à te remercier. Ton soutien a été capital. Je veux que tu saches, que si quelque chose arrivait, tu as la capacité de vaincre cet homme. YAVIN Je sais, Gabrielle. (une pause) Et nous le vaincrons. Ensemble. Gabrielle hoche la tête et regarde le soleil disparaître entièrement derrière l’horizon.
GABRIELLE C’est l’heure. Il faut se tenir prêt. Yavin fait signe aux archers de prendre leurs positions. Tandis qu’ils montent sur les remparts, Gabrielle et Yavin descendre vers la cour. Les troupes y sont assemblées et sont prêtes à sortir des remparts et à se battre au corps à corps. Avec précaution, Gabrielle et Yavin déplacent les troupes vers la porte et puis attendent que le tir commence. Gabrielle inspire profondément puis hoche la tête. Yavin donne le signal et quelques secondes plus tard, les premières flèches sont allumées et tirées.
Ils regardent tous les deux partir une seconde volée. Un capitaine sur le mur donne le signal et les portes sont aussitôt ouvertes. Gabrielle et Yavin mènent la charge. Elle est contente de voir que le plan qui consiste à forcer l’ennemi à abandonner ses boucliers a fonctionné pour la majorité des soldats. Ils sont bien plus vulnérables qu’elle n’aurait jamais pu l’espérer. Elle fait signe à ses troupes de se tenir en place et d’attendre la volée suivante de flèches normales. GABRIELLE Arrêtez tous ceux qui passent, mais ne chargez pas sur leur ligne. Et attention à leurs archers. Deux volées de plus et puis la ligne qui reste lance la charge vers la cité. GABRIELLE NE LAISSEZ RIEN PASSER ! Les troupes ennemies lancent une charge rapide et puissante contre les soldats de Zénobie. Gabrielle se trouve en première ligne, menant ses troupes en donnant l’exemple. Yavin et elle se battent côte à côte, faisant tomber soldat après soldat. Gabrielle se baisse pour éviter le coup d’un homme, puis se redresse pour lui arracher son épée des mains et lui asséner un grand coup de la paume de sa main en plein menton. Sa tête se renverse en arrière et il s’écroule dans le sable. Elle se tourne alors vers un autre homme et le met à terre d’un coup de pied en pleine poitrine. Elle prend un instant pour reprendre son souffle, puis voit un de ses hommes qui affronte trois soldats ennemis et est sur le point de plier. Elle court jusqu’à lui et se glisse entre deux des assaillants pour protéger le soldat égyptien. Elle voit bien qu’il est épuisé, à entendre ses halètements .GABRIELLE Je suis là ! Ne t’arrête pas !
Gabrielle continue son assaut contre les deux soldats devant elle. Lorsque le second homme tombe, elle remarque que le silence est tombé autour d’eux. Elle baisse ses sais et écoute, un son dur d’air qui bouge et tournoie autour d’eux. Elle inspire profondément en se souvenant de ce bruit. GABRIELLE A L’ABRI ! A L’INTERIEUR ! Elle se met à guider ses troupes vers les portes. Yavin la rejoint et ensemble, ils poussent les hommes devant eux. YAVIN Qu’est-ce qui se passe ? GABRIELLE Mieux vaut ne pas savoir, crois-moi ! Le bruit devient de plus en plus fort et, dans la lumière de la lune et des feux qui brûlent encore, une silhouette ténébreuse descend du ciel. Gabrielle se retourne et dégaine ses sais. Elle avait raison, comme elle le craignait, mais c’est avec un soulagement infini qu’elle constate que ce n’est pas Xena qui fond sur elle. GABRIELLE YAVIN, RENTRE, VITE ! YAVIN (dégaine son épée) Je reste avec toi, Gabrielle ! GABRIELLE C’est mon combat ! YAVIN Alors c’est aussi le mien ! Gabrielle se retourne et pousse Yavin violemment, le faisant tomber sur le sol, où il demeure, stupéfait, la regardant de ses yeux noirs écarquillés. GABRIELLE Pas le temps de discuter ! Le dos tourné, Gabrielle a détourné son attention du démon qui descend vers elle. Il tend ses griffes pour l’attraper, mais voilà qu’une lumière vive se met à émaner du dos du barde, brûlant ses vêtements et transperçant le corps du démon. Gabrielle a l’air de souffrir beaucoup, mais Yavin a peur de venir à son aide, par crainte d’être blessé lui aussi par cette lumière. Le démon hurle de douleur tandis que la lumière l’enveloppe. Il pousse un long hurlement glacial puis s’envole par-dessus les têtes, les flammes consumant son corps jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de lui que des cendres. Gabrielle s’écroule sur le sol à quatre pattes, haletante. Yavin baisse les yeux et voit le tatouage en forme de dragon sur son dos. Il inspire profondément et tend la main pour l’aider à se relever.
YAVIN Ça va ? GABRIELLE Rentrons. Je ne pourrai pas en affronter deux dans la même nuit. Les troupes ennemies battent en retraite, terrorisées, tandis que Gabrielle et Yavin courent à l’intérieur des remparts et referment les portes derrière eux. Gabrielle s’appuie contre la porte, toujours pantelante, les yeux fermés.YAVIN Alors, comme ça, ce que mes hommes ont vu hier soir, c’était vrai. Il y avait bien un démon à leur tête. GABRIELLE Il y a anguille sous roche. YAVIN Tu sais qui a envoyé ces démons ? GABRIELLE Je crois que oui. (une pause) Mais par tous les dieux, j’espère vraiment me tromper. ENCHAINE SUR : INT. SALLE DU TRONE DE LUCIFER. Lucifer laisse la rage monter en lui au fil de la bataille qu’il regarde à travers son portail. Sa respiration est devenue lourde, et il grince des dents à chaque fois qu’un de ses soldats prend un coup de l’ennemi. En voyant Balthazar, le plus puissant des démons de son royaume, exploser en flammes, il pousse un hurlement de rage, saute sur ses pieds et entreprend de mettre à sac la salle du trône, massacrant au passage deux malheureux gardes qui ont eu la mauvaise idée de se trouver là. L’enfer tout entier se met à trembler sous sa colère, et il n’y a bientôt plus une seule chose, à part le portail, qui soit encore intacte dans la salle. Sa colère diminue un peu, mais il se retourne brusquement et voit une foule d’Egyptiens triomphants accueillir leur sauveur et la portant sur leurs épaules, la paradant dans les rues de la cité. Le bruit des crocs de Lucifer grinçant les uns contre les autres retentit bruyamment dans la pièce silencieuse. L’avertissement de Xena lui revient à l’esprit. XENA (voix off) Ton ennemi a trouvé un nouveau cœur, Lucifer. Regarde-la. Elle est en train de rallier les troupes et le peuple est aussi derrière elle. Elle leur a redonné de l’espoir. Il sera ta perte à moins que tu ne le tues dans l’œuf. LUCIFER Déjà essayé, Xena. Pas marché. (une pause, comme s’il venait d’avoir une idée) A moins que… Un sourire apparaît alors sur son visage ; un sourire froid et horrible, parfaitement adapté au Souverain des enfers. LUCIFER A moins que… Gardes ! Amenez-moi Xena ! ENCHAINE SUR : INT. SALLE DU TRONE DE LUCIFER Xena entre dans la sale détruite et sourit en regardant autour d’elle. XENA Sympa, la déco. LUCIFER (souriant) Xena ! Exactement le démon que je cherchais. Entre. Entre ! XENA (sachant tout de suite qu’il mijote quelque chose) Ouiiii ? LUCIFER Je te dirais bien de t’asseoir, mais comme tu peux le voir… XENA Mm. LUCIFER (distraitement) J’ai réfléchi à notre petite conversation de tout à l’heure et j’ai décidé de t’offrir une place de lieutenant à mes côtés. (en voyant le sourcil levé de Xena) Je ne plaisante pas! Le job a de gros avantages, Xena. Tous les damnés que tu veux, toutes ces âmes à torturer… repos le week-end. XENA Pourquoi ce brusque revirement ? La dernière fois qu’on s’est parlé, tu ne voulais rien entendre. LUCIFER Disons que j’ai… changé d’avis. XENA (avec un sourire inquiétant) On peut dire ça. (une pause) C’est quoi, le truc ? LUCIFER (faisant semblant d’être choqué) Un truc ?! Xena, tu me vexes ! Ne peut-on pas dire tout simplement que je te dois un service et c’est tout ? XENA On pourrait. (une pause) Mais on ne va pas. Allez, Lucifer, tu es le souverain des enfers. Il y a toujours un truc. Alors crache. LUCIFER (cède) Ben… il y a un tout petit truc, mais je t’assure que c’est quelque chose qui va te plaire. XENA Je t’écoute. LUCIFER Je veux que tu me débarrasses de la petite garce blonde. XENA (souriant) Elle a fichu une raclée à ton armée, hein ? LUCIFER (grogne) XENA (examine ses ongles) Désolée, Luci, mais ça va pas être possible. Mon offre de tout à l’heure, c’était à prendre ou à laisser. Alors, si tu veux bien m’excuser, les gars en bas viennent juste de recevoir un nouvel arrivage de damnés, et je vais aller les aider à planifier leur éternité. Agitant ses doigts griffus sous son nez, Xena se retourne pour prendre congé. LUCIFER ATTENDS ! Xena s’arrête, puis se retourne. XENA Oui ? LUCIFER (réfléchissant rapidement) Et si je t’offrais autre chose en plus ? (sourit) Je sais ! On sait tous que quand ta petite blondinette mourra, elle ira… (pointe son doigt vers le haut) Pendant que toi, tu passes l’éternité… (vers le bas) Mais si quelqu’un, disons par exemple moi, pouvait te donner l’emplacement exact de la salle d’attente des âmes, un petit démon futé comme toi pourrait bien être capable de l’attraper avant que l’Autre n’envoie ses petits anges la chercher. (son sourire s’élargit) Elle sera piégée avec toi pour l’éternité, comme tu le voulais lors de ta première visite. XENA (sourit sombrement) C’est tentant. LUCIFER (sourit d’un air triomphant) XENA Mais c’est trop facile. Il y a quelque chose que tu ne me dis pas. LUCIFER Xena ! XENA Luci, je crois qu’on se connaît assez bien pour que tu comprennes que je ne me laisse pas avoir aussi facilement. (une pause) Je ne suis pas comme toi. LUCIFER (grogne) XENA Tu m’offre un très joli cadeau, tout bien enveloppé avec un joli petit nœud, et tu me le donnes en échange de quelque chose que je t’ai déjà proposé de faire ? (lève les yeux au ciel) Arrête un peu, tu veux. Je ne suis pas tombée de la dernière pluie. LUCIFER Ben… XENA Je le savais. Alors crache ou je m’en vais. Les gars en bas ne vont pas attendre toute la nuit et j’avais vraiment envie d’une petite partie de ‘fouettons les infidèles’. LUCIFER (agacé) OK, OK. On dirait que ta petite copine a développé un talent que tu ne lui as pas appris. XENA Et qu’est-ce que c’est que ça ? LUCIFER Tu pouvais tuer les dieux. On dirait qu’elle, c’est les démons. XENA C’est pas vrai ? LUCIFER Oh, que si. Et c’est pas beau à voir, crois-moi. Je ne pensais pas qu’elle en était capable, pour être honnête. (une pause) Alors, pour que tu puisses t’approcher assez près pour la tuer, il faut… il faut que je fasse de toi une mortelle. En tout cas, temporairement. Tu tues cette garce, tu repasses le portail, et… (claque des doigts) Je te retransforme en démon. Tu auras mes armées et son âme et moi, je garde l’Egypte et tout le monde est content. XENA (réfléchissant) Je sais pas, Luci. Elle me plaît bien cette apparence, même si ça ne fait pas très longtemps que je suis comme ça. Comment je sais que tu ne vas pas me faire un enfant dans le dos dès que j’aurai fait ce que tu veux ? LUCIFER (lève les yeux au ciel) Oh, allez, Xena… tu me connais mieux que ça. J’ai attendu tout ce temps pour te tenir dans mes griffes. Tu crois vraiment que je vais te laisser redevenir mortelle si je n’avais pas l’intention de te faire revenir ? XENA (réfléchit) T’as pas tort. LUCIFER Bien sûr que non. (une pause) Alors, marché conclu ? Quelques instants passent, tandis que Xena réfléchit à l’offre de Lucifer. Puis un sourire sombre et maléfique se dessine sur les lèvres de la guerrière et elle hoche la tête. XENA Je crois qu’on va pouvoir s’arranger. FONDU AU NOIR A SUIVRE.... DEMENTI L’enfer a été scandalisé pendant la rédaction de cet épisode, mais les salons de tatouage égyptiens ont fait de très bonnes affaires. BIENTOT SUR VOTRE ECRAN : |
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